Le petit rongeur qui creuse frénétiquement la pelouse en octobre n'est pas étourdi. Sa mémoire spatiale est redoutable, et ses oublis font pousser des forêts.
Aucun mur à pousser, aucun point d'appui, et pourtant, en une fraction de seconde de chute libre, le chat pivote et atterrit debout. Ce tour d'adresse, longtemps resté un mystère pour les physiciens, viole en apparence une loi fondamentale de la mécanique, celle de la conservation du moment cinétique.
On croit le ronronnement réservé aux moments de bonheur. En réalité, un chat ronronne aussi quand il a peur, mal, ou faim, et le mécanisme est bien plus étrange qu'il n'y paraît.
Une toile d'araignée, c'est un piège à glu tendu dans le vide : le moindre insecte qui l'effleure y reste englué, se débat, s'épuise et finit dévoré. Alors une question s'impose, presque enfantine et pourtant redoutable : comment l'araignée, elle, marche-t-elle sur son propre traquenard sans y coller à son tour ? Longtemps on a cru à une huile magique sur ses pattes. La vérité est plus astucieuse, et tient à trois ruses cumulées, dont une que la bête répète des milliers de fois par jour sans jamais se tromper.