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neurosciences

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Pourquoi le simple fait de penser aux poux ou de voir quelqu'un se gratter donne aussitôt envie de se gratter soi-même

Aucun insecte, aucune irritation réelle sur la peau, et pourtant la main se dirige déjà vers le cuir chevelu à la simple évocation du mot poux, ou dès qu'un collègue se gratte discrètement l'avant-bras. Cette démangeaison venue de nulle part obéit à un mécanisme cérébral aussi rapide qu'un bâillement contagieux.

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Pourquoi les chansons écoutées à l'adolescence restent gravées en mémoire bien mieux que la musique découverte plus tard

Il suffit de quelques notes entendues par hasard pour replonger instantanément dans une chambre d'adolescent, avec des détails que des souvenirs bien plus récents peinent à égaler. Ce privilège accordé à la bande-son de ces années précises n'a rien d'un simple attachement nostalgique : le cerveau, à cet âge-là, était particulièrement disposé à graver la musique en profondeur.

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Pourquoi il devient soudain si difficile de tenir en équilibre sur un pied dès qu'on ferme les yeux

Debout sur une seule jambe, les yeux ouverts, la posture semble tenir sans effort particulier. Fermer les yeux suffit à tout faire vaciller en quelques secondes, comme si le corps entier venait d'oublier comment se tenir droit. Ce test, utilisé depuis plus d'un siècle en médecine, révèle une dépendance insoupçonnée à la vue.

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Pourquoi on croit parfois sentir son téléphone vibrer dans la poche alors qu'il n'a reçu aucune notification

La cuisse tressaille, la main plonge vers la poche par réflexe, et l'écran, une fois allumé, reste désespérément silencieux. Rien n'a vibré. Ce fantôme sensoriel, vécu par la grande majorité des utilisateurs de smartphone, révèle à quel point le cerveau s'est mis à guetter un signal qui n'existe pas encore.

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Pourquoi on retient bien mieux un numéro de téléphone en le répétant à voix haute qu'en le lisant simplement des yeux

Les chiffres défilent sur l'écran, on les fixe intensément, et pourtant ils s'évaporent avant même d'avoir composé le numéro. Il suffit de les répéter à voix haute pour que, soudain, ils tiennent bon le temps nécessaire. Le cerveau dispose d'un tout petit tiroir, et il n'écoute que d'une seule oreille.

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